Lorsque l'entracte arriva, Raphaël se rua hors du théâtre. Il avait terriblement chaud et besoin d'air mais ignorait pourquoi. Il prit son téléphone portable et composa le numéro de Lisa. Il croisa les doigts pour ne pas tomber sur la messagerie mais le "vous êtes bien sur le portable de Lisa, je ne suis pas là pour le moment mais vous pouvez laisser un message" le déçut. Que pouvait-elle faire à ce moment précis alors que son meilleur ami éprouvait le besoin de lui faire la conversation.
Pendant que Raphaël pestait contre son amie, ses parents et sa s½ur le cherchaient partout dans le théâtre. Enfin après plusieurs minutes, ils le trouvèrent assis sur les marches à fixer le ciel noir emplis d'étoiles lumineuses. Son visage d'habitude si bronzé était devenu blanc comme la lune.
-Raphaël, est-ce-que ça va? lui demanda-sa mère inquiète.
La colère qui l'habitait quelques secondes plutôt s'était évanouie à la vue de son fils ayant perdu ses couleurs.
-Tu es tout pâle, reprit-elle.
-Je...je vais....bien...., enfin je crois, murmura lentement Raphaël.
Son père et sa s½ur l'observait silencieusement, jamais ils ne l'avaient vu dans cet état. L'adolescent avait perdu tous ses repères et avait l'½il vide.
Raphaël essaya de se lever mais chancela, son père le retint par le bras pour qu'il ne tombe pas.
De l'autre côté de la rue, un groupe de jeunes ayant vraisemblablement trop bu riait du jeune adolescent. L'un d'eux se dirigea vers la famille d'un pas mal assuré, les autres sur ses talons.
-Votre frique! Sinon je liquide miss parfaite! s'exclama un homme aux cheveux longs et gras pointant un pistolet sur la tempe de la jeune fille.
Les trois membres de la famille se retournèrent en même temps. La fillette était tétanisée, les yeux braqués sur l'arme. Monsieur Léonard ne savait plus quoi dire.
-Grouille-toi! hurla le même homme.
-Doucement, allons jeunes gens, soyez raisonnable, dit-le père de famille le plus calmement possible.
Le tireur perdit patience et appuya sur la détente. L'adolescente tomba à terre.
-NAN!cria sa mère en se jetant sur elle. Je t'en pris Juliette! réveille-toi!
-Je suis confus madame mais elle ne se réveillera pas! s'exclama l'homme sarcastiquement.
En entendant ces paroles, ses petits camarades de jeu éclatèrent de rire. Ce fut le geste de trop pour monsieur.Léonard. Il se rua sur l'un d'eux et emprisonna son cou de ses mains.
L'homme tenant le pistolet réagit au quart de tour et tira sur le père.
-Pendant qu'on y est, pour quoi ne pas se faire la mère? rigola un le plus jeune.
-Bonne idée, très bonne idée, Kévin.
Sans plus attendre, il fit feu sur la femme . Ils étaient entourés de cadavres.
-Et le mec, on le flingue pas? demanda Kévin.
-Nan...il est beaucoup trop courageux pour crever! Il n'a pas pipé un mot depuis qu'on est là!
-Dommage...
Tout le groupe s'en alla sans aucun regard pour Raphaël et sa défunte famille.
La pluie avait commencé à s'abattre depuis quelques minutes. Raphaël fixait les corps baignant dans le sang. Il n'arrivait pas à réaliser ce qui venait de se passer. C'était comme si il avait eu une absence lors de ce triple meurtre.
L'orage éclata bruyamment. Pourtant, il ne faisait pas une grande chaleur, bien au contraire. Il n'y a pas d'orage en hiver. Mais Raphaël ne se fit pas cette remarque. En effet, il avait de nouveau chaud, il était en sueur sous son manteau et sa chemise.
Un éclair jaillit dans l'obscurité et illumina la nuit noire de ce vingt-et-un décembre. Raphaël sentit ses genoux se dérober. Il tomba à terre, les mains pressant son ventre qui le faisait soudainement atrocement souffrir. Les larmes coulèrent lentement le long de ses joues. Il gisait sur le sol, inconscient. Ses yeux se fermèrent doucement. Ce n'était pas la mort qui venait mais c'était tout comme.
Voilà la fin de ce premier chapitre.
Alors qu'en pensez-vous?
Qu'arrive-t-il à Raphaël?
Je veux vos pronostics!
A bientôt!
Erlkönig